07 août 2009

Philippe de Villiers intègrera le Comité de liaison de la majorité présidentielle

Répondant à une proposition du Président de la République, Philippe de Villiers rejoindra à la rentrée le Comité de liaison de la majorité présidentielle que préside Jean-Claude Gaudin. Ce comité, dont le but est de coordonner l'action des partis autour de la majorité présidentielle, regroupe à présent sept formations : le Nouveau Centre, la Gauche Moderne, ainsi que les formations intégrées à l'UMP, les Progressistes, le Parti chrétien-démocrate et le Parti Radical. Le MPF représentera la composante souverainiste de cet ensemble.

Le 7 juillet dernier, le Bureau National du MPF s'est réuni et a approuvé à l'unanimité la réponse que Philippe de Villiers comptait donner à la proposition de Nicolas Sarkozy.

En participant au Comité de liaison, le MPF pourra mieux faire entendre ses positions en étant à l'intérieur plutôt qu'à l'extérieur de la majorité présidentielle. Par ailleurs, cette démarche a pour objectif de faire barrage à la gauche qui détient actuellement la quasi-totalité des régions et dont le poids dans les autres collectivités locales se renforce régulièrement.

Le MPF de Meurthe-et-Moselle, par la voix de son président, Guy Boiché, par ailleurs coordinateur régional pour la Lorraine, apporte son soutien total à la démarche de Philippe de Villiers.

27 juin 2009

Nous sommes tous des SKF: les salariés reçus à l'Hôtel du Département de la Vendée

Philippe de Villiers et les élus départementaux ont accueilli vendredi matin les salariés de SKF dans l’hémicycle du Conseil Général. Des centaines d’élus en écharpe sont attendus samedi matin devant l’usine de Fontenay pour refuser fermement la fermeture du site vendéen.

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La Vendée ne se laissera pas faire !

Vendredi matin, en clôture de la session du Conseil Général, près de 250 salariés de l’usine vendéenne SKF ont été reçus au sein de l’hémicycle de l’Hôtel du Département. Une première, pour manifester la solidarité de toute la Vendée.

«  Nous tenons au nom de la Vendée toute entière à marquer avec vous tous notre solidarité, notre soutien, et aussi notre indignation »
a assuré Philippe de Villiers qui multiplie depuis une semaine les démarches pour s’opposer à cette fermeture.

« J’ai été frappé par votre courage et votre détermination. Je veux vous redire ce matin que cette fermeture est pour nous scandaleuse » a confié aux salariés le Président du Conseil Général ému mais aussi en colère : « Nous sommes face à une entreprise qui fait d’énormes profits et qui a décidé de délocaliser pour réaliser encore plus de profits.  Ce n’est pas acceptable. »

Aux côtés des représentants du personnel de l’usine vendéenne, Philippe de Villiers a rappelé sa détermination et celle de tous les Conseillers Généraux pour empêcher la disparition d’un site présent depuis 40 ans à Fontenay :
« Nous aurions pu choisir de nous soumettre, mais nous avons choisi la confrontation. Ce matin, je dis à Monsieur Johnstone, le Pdg de SKF : vous avez mal évalué la situation, vous pensiez que les Vendéens ne bougeraient pas, que les élus ne feraient rien… c’est raté, nous sommes plus que jamais mobilisés. »

« Nous allons faire évoluer le rapport de forces. Aujourd’hui, il est à 1% pour les salariés de SKF Fontenay et à 99% pour le board suédois. Mais je voudrais dire ceci au PDG de SKF : réfléchissez bien… car s’il le faut nous irons très loin et si vous refusez de venir en Vendée, la Vendée viendra à vous jusqu’en Suède, d’une manière ou d’une autre… »

 Le Président du conseil Général prépare en effet de prochaines actions mises en place dès les prochaines heures. Il s’apprête notamment à publier dans la presse financière et internationale une « lettre ouverte au Pdg de SKF au nom des 600 000 Vendéens ».

 « Rien ne justifie cette fermeture » a exprimé à son tour, Claude Minier, représentant de l’intersyndical, « Les produits de Fontenay rapportent au Groupe. Nous avons même été précurseurs sur de nouveaux process, de nouvelles méthodes utilisées depuis dans les autres usines du groupe. »

« Nous sommes tous des SKF ! » a lancé Philippe de Villiers, non sans souligner l’union et la solidarité de tous les élus par delà les clivages. Marie-Jo Chatevaire, Joël Sarlot, Dominique Souchet, Claude Ouvrard et Pierre Regnault se sont ensuite exprimés, tous unanimes pour appeler à la mobilisation générale. « S’il nous arrive parfois de nous opposer, nous n’en avons pas le droit aujourd’hui, et nous serons samedi tous unis avec vous, Monsieur le Président pour défendre SKF » a assuré le Conseiller général de la Roche-sur-Yon.


La conclusion revenait au Président du Conseil Général qui s’est adressé indirectement au Pdg de SKF : « Nous ne vous lâcherons pas. Et si vous vous obstinez, sachez bien que le 31 décembre, lorsque vous fermerez définitivement la porte, lorsque vous tournez la clef dans la serrure, je serai derrière vous » a t-il conclut très applaudi.

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09 mai 2009

Européennes : en nous empêchant de parler, on vous empêche de penser

Si les choses suivent leur cours, la campagne des Européennes 2009 restera, à n’en pas douter, totalement unique dans les annales de la démocratie française.

- Unique, d’abord, par l’aplomb méprisant du parti au pouvoir, qui concentre jusqu’à l’absurde toutes les manettes de la machine médiatique, faisant régner la peur dans les coursives des rédactions, et qui, par la menace, les faveurs et la cooptation intellectuelle, s’emploie à marginaliser tout discours vrai sur son bilan (maigre) et sa stratégie au service des peuples (inexistante). Libertas, qui incarne un recours vrai, est inaudible, marginalisé, stigmatisé. Sur ordre. Le sarkozysme a une face sombre, incarnée par cette multitude de porte-voix et porte-coton subventionnés, omniprésents du matin au soir sur tous les canaux, sur toutes les ondes, et qui réduisent les médias dans lesquels ils officient au rang de vulgaires mégaphones siglés UMP. Ce rôle assumé de chiens de garde du discours officiel, est-ce digne d’une démocratie mature ? Le peuple doit-il le supporter sans réagir ?
- Unique, ensuite, par la nocivité des non-programmes que distillent –entre deux cocktails élitistes - les people dilettantes censés incarner l’offre européenne des formations « traditionnelles » (celle des rentiers et cumulards du système). Tous, sans exception, nous vendent, vous vendent le logiciel de la « mondialisation heureuse », plus ou moins camouflé sous les oripeaux d’un volontarisme opportuniste auquel aucun, sans exception, ne croit. Tandis que le Titanic du fédéralisme, fracassé contre l’iceberg du libre-échange dogmatique, achève de couler, l’orchestre des « intelligents » continue de jouer la valse lancinante des vieilles habitudes et des lâches compromis ;
- Unique, enfin, par le mépris que ces « intelligents » autoproclamés réservent au peuple, ce ramassis d’attardés forcément aveugles, qui ne saisissent pas les impératifs d’une politique bruxelloise « globale » à laquelle, au nom du Progrès, il ne faudrait surtout rien changer. Ils nous méprisaient au moment du référendum sur la Constitution en 2005 ; ils nous méprisent encore aujourd’hui. Les peuples qui réfléchissent sont dangereux. Ceux qui tiennent un discours vrai favorisant cette prise de conscience objective doivent être baillonnés. Libertas doit se taire. Grâce à l’étouffoir médiatique, à l’aide de consignes strictes, la stratégie est en passe de réussir.

Les électeurs, même ceux éloignés de nos idées, mais qui tiennent à un débat pluraliste, peuvent-ils accepter ce déni de démocratie ? Peuvent-ils accepter que leur intelligence, que leur aptitude à décrypter un argumentaire alternatif soit ainsi niées ? Les sondages prévoient une abstention record : le résultat logique du non-débat qui règne. Alors que la nouvelle culture politique, celle du spectacle et de la superficialité promue par l’Über-Parti pour un Marché Prépondérant (UMP), menace d’emporter dans sa médiocrité les derniers lambeaux d’information démocratique, comment faire pour que les citoyens reprennent l’initiative ?
Il faut un sursaut. Une prise de conscience nationale. Une insurrection de la pensée pour redonner à la politique sa noblesse : celle du débat contradictoire, argument contre argument. Cela passe par un temps de parole plus équitable, un accès de tous les projets aux grands quotidiens nationaux, aux journaux du soir des grandes chaînes. Chacun peut constater ce qu’il en est : à ce point, l’inéquité médiatique confine à la caricature pathétique. En poignardant ce pluralisme, l’Etat-média actuel insulte en permanence à la dignité du peuple, considéré comme un gibier captif que l’on mène à l’isoloir à la baguette.

Pour secouer ce joug médiatique, pour revivifier la démocratie et le débat, AIDEZ-NOUS, protestez, battez-vous, de quelque bord que vous soyez. Nous pouvons être d’accord. Nous pouvons ne pas l’être. Mais en nous empêchant de parler, on vous empêche de penser.