15.07.2008

Réforme institutions: les 5 parlementaires MPF voteront contre, annonce Villiers

PARIS (AFP) — Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF), a annoncé mardi à l'AFP que les cinq parlementaires MPF voteraient contre la réforme des institutions lors du Congrès de Versailles.

"Les trois sénateurs et les deux députés voteront contre la réforme au Congrès, car ils n'acceptent pas que le gouvernement ait fait sauter le verrou référendaire sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne", a déclaré M. de Villiers.

L'exécutif n'est pas sûr de pouvoir compter sur la majorité requise des 3/5es lors du Congrès de Versailles, prévu le 21 juillet.

Le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer (UMP) juge ainsi mardi dans une interview à La Croix que l'issue du débat sur la réforme des institutions reste "encore incertaine", admettant qu'un vote négatif "ne serait pas bon pour l'exécutif".

"Le précédent président de la République s'était engagé à un référendum obligatoire pour toute adhésion nouvelle (à l'UE), en particulier pour la Turquie, et Sarkozy, contrairement à sa promesse électorale, n'a pas suspendu les négociations de Bruxelles avec la Turquie, et il fait sauter le référendum obligatoire dans la réforme", a expliqué M. de Villiers.

M. de Villiers a précisé que les sénateurs qui voteront contre la réforme sont Bernard Seillier, Philippe Darniche et Bruno Retailleau. Quant aux députés, il s'agit de Dominique Souchet et Véronique Besse, a ajouté le président du MPF.

La réforme des institutions entre cette semaine dans sa dernière ligne droite avec un vote conforme attendu du Sénat mercredi, avant le Congrès du 21.

Le gouvernement mise sur la discipline de la droite et le ralliement des Radicaux de gauche. Dans une dernière tentative pour emporter l'adhésion d'une partie d'entre eux, Nicolas Sarkozy pourrait annoncer cette semaine un décompte partiel du temps de parole du chef de l'Etat dans l'audiovisuel.

30.06.2008

Villiers : "Oui à l'Europe, non à Bruxelles"

Propos recueillis par Sophie Huet et Guillaume Perrault

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«Que l'on respecte le non du peuple irlandais, au lieu de le piétiner, comme on l'a fait pour le non français et néerlandais en 2005», déclare Philippe de Villiers après le rejet du traité de Lisbonne par l'Irlande.

Dans sa première interview depuis un an, l'ancien candidat à l'Élysée reproche au chef de l'État de «nous conduire doucement vers une adhésion de la Turquie». Il annonce le lancement de sa campagne pour les élections européennes de 2009.

LE FIGARO. Vous êtes resté quasiment silencieux depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, il y a plus d'un an. Pourquoi ?
Philippe de VILLIERS. Au second tour de l'élection présidentielle, j'ai voté pour Nicolas Sarkozy, avec qui j'ai toujours eu de bonnes relations sur le plan humain. Il était donc naturel pour moi de laisser agir le nouveau président de la République, et de ne pas critiquer systématiquement ses premières réformes. Un homme public qui parle tout le temps court le risque de ne plus être entendu. Après quinze ans de combats politiques sur le plan national, j'éprouvais également le besoin de faire une cure de silence, de me réenraciner, d'observer et de réfléchir. En mars, j'ai été réélu président du conseil général de Vendée. Au lendemain du non irlandais au traité de Lisbonne, la situation m'impose de prendre la parole, car la France et l'Europe vont mal.

Quelles leçons tirez-vous du non irlandais ?
Il est à craindre que la machine bruxelloise cherche à passer en force. Or, le droit international est clair : quand un seul État ne ratifie pas un traité, ce traité est caduc. Je demande que l'on respecte le non du peuple irlandais, au lieu de le piétiner, comme on l'a fait pour le non français et néerlandais en 2005. La France ne doit pas être le «petit télégraphiste» des fédéralistes de Bruxelles, Francfort et Berlin. Je lance un appel à Nicolas Sarkozy pour qu'il saisisse l'occasion de la présidence française pour remettre l'Eu­rope d'aplomb. Il faut un traité refondateur, reposant sur le rétablissement du compromis de Luxembourg, c'est-à-dire le droit de veto des États pour tout ce qui touche à leurs intérêts vitaux ; la fin du monopole d'initiative législative de la Commission de Bruxelles ; et la libre initiative donnée aux États de dessiner des cercles de coopération à géométrie variable. Si Nicolas Sarkozy ne s'engage pas dans cette voie, il ne sera pas le chef d'un État libre, mais le gouverneur d'un État croupion. Quelle révolte faudra-t-il, quel cri de colère des citoyens sera nécessaire pour que nos hommes politiques acceptent de voir la réalité en face ?

Vous souhaitez être candidat aux européennes de 2009, tout comme Nicolas Dupont-Aignan. Avez-vous les moyens de votre ambition ?
J'ai quelques références qui parlent d'elles-mêmes. Et mon devoir est aujourd'hui de faire entendre une voix indépendante et d'être un artisan d'unité. Je vais lancer notre campagne européenne lors de l'université d'été du Mouvement pour la France, qui aura lieu le 21 septembre à Paris. Le scrutin de 2009 sera un scrutin référendaire sur la construction de l'Europe. Pour mener cette grande bataille et défendre les intérêts de la France, l'union de tous les «euroréalistes»  terme que je préfère à celui d'«eurosceptiques», forgé par nos adversaires  est indispensable. Je ferai donc tout mon possible pour bâtir à l'automne une confédération des euroréa­listes français, qui partagent les mêmes valeurs : le respect des peuples et des identités nationales. Et je mettrai aussi tout en œuvre pour rapprocher les mouvements euroréalistes dans tous les pays de l'Union européenne, avec une devise simple : «Oui à l'Europe, non à Bruxelles !»

Pourquoi les deux députés du MPF ont-ils voté contre la réforme des institutions ?
Parce que cette réforme est un faux-semblant. La seule réforme qui vaille, c'est de rapatrier nos pouvoirs législatifs transférés à Bruxelles. On ne peut pas renforcer les pouvoirs du Parlement alors que nous avons transféré soixante domaines de compétences à Bruxelles, notamment tout ce qui touche à la vie économique, à la politique de l'immigration et à l'environnement. Nous demandons au président de la République de respecter sa promesse de campagne : suspendre dès maintenant les pourparlers avec la Turquie, au lieu de laisser ouvrir trois nouveaux chapitres de négociation. Depuis un an, le gouvernement nous conduit doucement vers une adhésion de la Turquie à l'UE en supprimant le référendum dont on nous explique maintenant qu'il est superfétatoire.

Que pensez-vous de l'Union pour la Méditerranée, chère à Nicolas Sarkozy ?
C'est la mer qui accouche d'une souris. L'Union pour la Méditerranée est devenue un grand machin qui va jusqu'aux rivages de la mer du Nord, et inclut tous les pays européens, jusqu'à la Lettonie ! La Jordanie et l'Algérie ont fait part de leur opposition à cette dérive du projet d'Union méditerranéenne, qui va permettre de faire flotter à Bruxelles les drapeaux des pays du Sud et d'étendre l'influence de la Commission. C'était une très bonne idée qui a dégénéré en nébuleuse technocratique et créé un peu plus de confusion.

28.06.2008

Les fortes têtes de l’Europe (Roland Hureaux*)

 Les catholiques français encore nombreux, pasteurs en tête, selon qui il va de soi pour un chrétien d’être « pour l’Europe » [1] ne devraient pas manquer de s’étonner que les pays qui posent aujourd’hui le plus de problèmes au processus d’intégration européen soient la Pologne et l’Irlande. Certes la Pologne, qui avait l’art de multiplier les objections au temps des frères Kaszinski, s’est calmée depuis le retour des libéraux au pouvoir [2]. Mais l’Irlande, la très catholique Irlande, vient d’infliger « un camouflet à l’Europe » comme disent les éditorialistes appelés à commenter les résultats du référendum du 11 juin 2008, une consultation qui a vu ce petit pays d’à peine cinq millions d’habitants dire non au traité de Lisbonne, version revue et à peine corrigée de la défunte Constitution européenne.

Que les pays notoirement les plus catholiques d’Europe soient les plus réticents à la construction européenne, aux origines de laquelle beaucoup voyaient pourtant, à tort ou à raison, la main du Vatican, est porteur d’une double leçon, à la fois sur le catholicisme et sur l’Europe.

Catholicisme et résistance

Beaucoup s’en tiennent au schéma classique selon lequel l’Église catholique est d’abord une organisation autoritaire, aimant les grandes structures organiques, hier le Saint-Empire, aujourd’hui l’Union européenne. La Pologne et l’Irlande sont tenues, de ce point de vue, pour deux cas spéciaux où tant l’adhésion à la religion catholique que l’esprit de rébellion s’expliquent par une histoire totalement singulière, celle de plusieurs siècles d’oppression où l’identité religieuse a servi de catalyseur à la résistance nationale. Que cette histoire ait fait des uns et des autres des « têtes dures », hostiles même à ce qu’il peut y avoir de meilleur, comme la construction européenne, soit, mais ces pays restent, dira-t-on, des exceptions. Certains ajouteraient, méprisants, que le catholicisme les ayant laissés longtemps dans l’ignorance et la superstition, qu’ils soient rétifs au progrès des Lumières incarné par le projet européen ne saurait étonner. Au risque d’oublier que la France, elle aussi de tradition catholique, mais à qui on ne saurait faire le reproche d’ignorer les Lumières, avait déjà dit « non à l’Europe » le 29 mai 2005 ! Sans parler des Pays-Bas en majorité protestants.

Cette attitude méprisante n’est après tout pas différente de celles des contre-révolutionnaires français, ultra catholiques pourtant, qui se montraient réticents devant la révolution polonaise de 1830, au motif qu’il s’agissait d’une subversion de l’Europe de la Sainte Alliance et donc une entorse au principe d’autorité. Les mêmes laissèrent alors la gauche, pourtant anticléricale, soutenir la catholique Pologne.

Inutile de dire combien ces conceptions sont réductrices. Nous ne pensons pas, pour notre part, qu’il faille voir dans les cas irlandais et polonais des exceptions.

D’abord parce que ces pays, malgré leur situation aux marges de l’Europe (si l’on met à part la Russie, ce qui se discute), ont apporté une contribution éminente à l’histoire de l’Europe chrétienne. Sans remonter jusqu’au rôle joué par les moines irlandais dans la conservation de l’héritage latin au temps des ténèbres mérovingiennes, qui ne connaît la contribution éminente de l’Irlande à l’édification des États-Unis, aux missions outre-mer, ainsi qu’à la littérature de langue anglaise ? Quant au pays de Copernic et de Jean-Paul II, qui pourrait nier son rôle dans l’histoire européenne ?

Surtout, l’histoire de ces pays n’est pas aussi exceptionnelle que l’on croit. Il s’en faut de beaucoup que l’Église catholique ait en tout temps favorisé le parti de l’ordre. Oublions son alliance précoce avec les royaumes barbares qui firent voler en éclats l’Empire romain. L’Italie du Moyen-âge, quoique centre de la chrétienté, vécut dans un désordre continuel. Les villes y étaient déjà républicaines. Les papes ne furent pas peu pour affaiblir au fil des siècles les empereurs d’Allemagne, jusqu’à plonger ce pays aussi dans l’anarchie. Le très positif Machiavel reprocha assez à la papauté ce rôle destructeur. Au contraire, le protestantisme vint conforter le pouvoir des princes dans l’Allemagne du XVIe siècle, comme l’orthodoxie confortait l’Empire russe.

En France, face à une aristocratie en majorité gagnée par la réforme, c’est la Ligue, organisation formellement dirigée par le duc de Guise mais à forte composante populaire qui défendit bec et ongles le catholicisme. La sociologie des ligueurs parisiens de 1590 préfigurait d’ailleurs largement celle des jacobins de 1792. En définitive, l’alliance de l’Église avec le parti de l’ordre, malgré les figures emblématiques de Constantin et de Charlemagne (ce dernier, si complaisamment invoqué à Bruxelles), fut dans l’histoire de l’Europe, plutôt l’exception que la règle.

Exception, l’Espagne du XVIe siècle ; exception, la France du XVIIe siècle : est-ce un hasard si ces deux pays où l’alliance du trône et de l’autel avait été plus étroite que partout ailleurs, virent les plus violentes convulsions anticléricales de l’ histoire européenne : la France en 1789, l’Espagne en 1936 ?

Le génie de Chateaubriand avait bien perçu, à l’encontre des réactionnaires de son temps, ce pacte multiséculaire entre le christianisme et l’esprit de liberté : « La liberté est sur la croix du Christ ; elle en descend avec lui » ; « le génie évangélique est éminemment favorable à la liberté », dit-il [3].

Face à un projet impérial

Voilà pour le catholicisme. S’agissant de l’Europe, on dira : le but premier de cette entreprise, telle que la conçurent les Pères fondateurs, est de dépasser les rivalités nationales pour fonder la paix, de promouvoir des coopérations étroites pour assurer la prospérité ; est-elle donc si oppressive pour qu’un peuple aimant la liberté comme le peule irlandais puisse la refuser ? L’Europe n’est pas l’Empire britannique, elle n’est pas la « prison des peuples » russe ni, du moins on l’espère, l’expression du germanisme triomphant (ni les Irlandais, ni les Polonais ne sont des Germains et ils eurent au contraire à lutter contre des voisins germaniques).

Voire ! D’abord, Jean-Jacques Rousseau l’a dit : toute entité politique géographiquement étendue est inapte à la démocratie ; celle-ci est seulement possible dans de petites républiques comme celle de Genève. « Plus l’État s’agrandit, dit-il, plus le gouvernement doit se resserrer » [4].On comprend en suivant la logique rousseauiste que, même si l’Union européenne n’a pas formellement la qualité d’empire, la démocratie y est techniquement difficile à organiser ; les gouvernants d’un si vaste ensemble risquent de s’éloigner des préoccupations des peuples qui le composent : n’est-ce pas ce à quoi nous assistons aujourd’hui ? Plutôt que de fulminer contre la faible capacité d’écoute de la commission européenne, comme le fait Nicolas Sarkozy, ne faudrait-il pas se demander si, dans un si vaste ensemble que l’Europe des vingt-sept, une telle coupure entre gouvernants et gouvernés n’est pas intrinsèque et donc irrémédiable ?

D’autant que la réalité du projet européen ne manque pas de laisser planer quelques doutes sur son caractère vraiment libéral : non seulement on voit proliférer une réglementation tatillonne et ambitieuse, que déjà Margaret Thatcher et l’école de Bruges dénonçaient, mais on assiste de plus en plus à un refus ouvert de la démocratie elle-même : avec quelle suffisance les partisans de tous bords du traité de Lisbonne ne dénient-ils pas toute valeur au référendum irlandais, comme ils ont dénié toute valeur aux référendums français et néerlandais ! Ils vont jusqu’à exiger que ce pays revote jusqu’à ce qu’il dise oui – qu’il soit, si l’on ose dire « soumis à la question » jusqu’à ce qu’il avoue qu’au fond il n’est pas hostile au traité de Lisbonne !

Ce déni de démocratie de la part de ceux qui se voient, selon le schéma léniniste, comme une « avant-garde éclairée » conduisant l’Europe dans une entreprise de transformation prométhéenne, ne suffit-il pas à démontrer ce qu’a d’idéologique le projet européen, sinon tel qu’il était à l’origine, du moins tel qu’il est devenu aujourd’hui ? Ce ne sont pas seulement les peuples polonais ou tchèque qui y voient des analogies avec le projet soviétique, ce sont aussi des dissidents reconnus de l’ancien empire soviétique comme Alexandre Zinoviev ou Vladimir Boukovski. « Il est étonnant, dit récemment ce dernier, qu’après avoir enterré un monstre, l’Union soviétique, on en construise un tout semblable, l’Union européenne », et Boukovski de souligner que l’une comme l’autre étaient ou sont dirigés par une vingtaine de personnes non élues.

Tous les dissidents qui se sont exprimés ont perçu l’analogie entre le projet européen et le projet soviétique — sans qu’il faille mettre cependant une équivalence entre la répression brutale des oppositions dans le système soviétique et la disqualification insidieuse des dissidents de la pensée unique dans le système européen.

L’instinct de la liberté est un, il est franc, il est clair, il ne transige pas. Il fait partie, qu’on le veuille ou non, bien plus que de mirifiques projets de dépassement des nations, du génie de l’Europe. Mais contrairement à ce qu’ont pu colporter les Lumières, le catholicisme fut historiquement plutôt l’allié, voire le ferment de cet esprit de liberté que son antithèse. Que deux pays réputés catholiques s’opposent à l’édifice de plus en plus extravagant que les instances de Bruxelles s’obstinent à échafauder est loin d’être un accident ou un phénomène périphérique. C’est au contraire l’expression de la vérité cachée du projet européen. Ceux à qui une longue expérience de l’oppression a appris à se méfier savent, mieux que d’autres, reconnaître les multiples visages qu’elle prend.

En dépit de tout, ces petits peuples rebelles expriment le meilleur du génie de l’Europe : l’esprit de liberté.



Notes

[1] Nous ne reprenons naturellement pas à notre compte ces expressions d’usage courant. Bien au contraire, nous pensons que ce sont les adversaires de l’Europe supranationale qui défendent la civilisation européenne, fondée sur la diversité et la liberté.
[2] Et même le Premier ministre polonais Donald Tusk s’est fâcheusement distingué il y a quelques jours, en se faisant le porte-voix de la Commission pour répondre avec une violence peu diplomatique aux propos de Nicolas Sarkozy.
[3] Nous développons cet aspect de la pensée de Chateaubriand dans : Roland Hureaux, L’Actualité du gaullisme, chapitre II : « Aux sources du gaullisme, Chateaubriand et le libéralisme catholique », p. 49 sq., François-Xavier de Guibert, 2007.
[4] Ces idées sont développées dans : Jean-Jacques Rousseau, Le Contrat social, Livre III, chapitre VIII. Les États-Unis semblent être une exception au principe énoncé par J.-J.Rousseau : pas de démocratie possible dans un trop grand ensemble. Au moins jusqu’ici...

13.06.2008

Communiqué de Guy Boiché

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La victoire du non en Irlande est une grande et belle nouvelle pour tous les démocrates européens.

 Il aura fallu qu’un peuple de 4,2 millions d’habitants se lève et résiste à la dictature intellectuelle de Bruxelles pour que 495 millions d’européens retrouvent leur liberté de parole.

 Oui, l’Europe peut se construire sur la base des souverainetés nationales et sur une libre coopération entre les états indépendants ! Cette façon de faire a d’ailleurs largement fait ses preuves ces cinquante dernières années.

Non, les peuples européens n’accepteront jamais la structure supranationale dont rêvent les thuriféraires du libre échangisme mondial. Le non irlandais ouvre la possibilité de repenser l’Europe autrement, en prenant en compte cette fois l’intérêt des peuples qui la composent et en respectant l’histoire et la culture de chacun d’entre eux.

Localement, j’appelle tous les souverainistes à se retrouver et à préparer ensemble les prochaines échéances électorales, notamment l’élection européenne de juin 2009.

Guy Boiché

 

« Nous sommes tous des Irlandais »

Le peuple irlandais a pris le relais des Français qui avaient rejeté la Constitution européenne en 2005. C’est pourquoi je dis que « nous sommes tous des Irlandais », a déclaré Philippe de Villiers, en indiquant qu’il buvait au même moment du « mousseux irlandais » dans son bureau du Conseil général de Vendée.

Ce vote sonne comme un rejet massif de la dérive anti-nationale et anti-démocratique de l’Europe de Bruxelles, a-t-il ajouté. Chaque fois que les peuples s’expriment directement, leur message est clair : ils ne veulent plus d’un système qui les dépossède de leur souveraineté. Il revient désormais à Nicolas Sarkozy qui va assurer pendant six mois la présidence de l'Union européenne de jeter les bases d'une nouvelle Europe respectueuse des peuples.

Philippe de Villiers a également estimé que le prochain référendum en France sur l'Europe serait l'élection européenne de juin 2009. "J'appelle tous les souverainistes à se rassembler et je vais, à partir d'aujourd'hui, mener cette grande bataille comme j'ai mené celle du référendum. Les politiciens ne peuvent plus continuer à étouffer ceux qui veulent une autre Europe".

11.06.2008

Communiqué de presse de Philippe de VILLIERS

LA SUPPRESSION PAR LE SENAT DU REFERENDUM OBLIGATOIRE SUR LA TURQUIE : UNE FAUTE MAJEURE.

Il y a longtemps que les chefs d’Etat et de gouvernement auraient dû clarifier la relation de l’Union Européenne avec la Turquie et ouvrir avec elle une négociation pour parvenir à un partenariat privilégié et non à une adhésion contraire à l’histoire et à la géographie.

Conscient de l’opposition populaire à une adhésion turque, Jacques CHIRAC avait finalement décidé de laisser le dernier mot au peuple français.

C’est sur ce droit au référendum que l’on cherche à revenir à la faveur de la révision constitutionnelle. Des députés courageux (dont les députés MPF Véronique BESSE et Dominique SOUCHET) l’avaient rétabli et voilà que le Sénat vient de l’abolir.

Il est indigne et inadmissible que des parlementaires français plient devant les menaces, les pressions et le chantage des autorités d’Ankara.

Je demande instamment au Gouvernement et à l’Assemblée Nationale de rétablir ce droit au référendum des Français sur la question de la Turquie.

Si le peuple français n’avait plus droit à la parole sur une question aussi essentielle pour notre avenir, alors la voie serait ouverte à une adhésion turque dont chacun sait bien, en réalité, qu’elle constituerait un contresens lourd de menaces pour l’Europe toute entière.

24.05.2008

Paul-Marie Coûteaux en campagne contre le traité de Lisbonne et contre Nicolas Dupont-Aignan

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vendredi 23 mai 2008

Alors que le référendum irlandais approche, le souverainiste Paul-Marie Coûteaux monte au créneau et, fraîchement élu président du Rassemblement pour l’indépendance et la souveraineté de la France, prend date pour les prochaines élections européennes. Objectif, discréditer Nicolas Dupont-Aignan, qui entend lui aussi créer des listes eurosceptiques. Nous reproduisons ici le communiqué publié aujourd’hui :

1- A l’approche de la présidence française de l’UE, du référendum irlandais du 12 juin et de l’anniversaire du référendum du 29 mai 2005, la question européenne redevient d’actualité. Elle touche même nos débats intérieurs, comme l’a montré le débat OGM, dont tous les cadres avaient été fixés par la directive 2001/18/CE de la Commission, et qui ne pouvaient faire l’objet que d’une retranscription dans le droit français, nullement d’un examen libre par la représentation nationale, obligeant le gouvernement à rejeter des amendements pourtant soutenus par une majorité de Français et de leurs élus (dont de nombreux UMP), vraie cause des péripéties que l’on vit. La chape de plomb européenne est au centre de la scène française, et pour longtemps.

2- Après le coup de force du traité de Lisbonne, qui reprend l’essentiel de la Constitution rejetée, j’invite Parisiens et Franciliens à se rassembler le jeudi 29 mai, fête nationale de la souveraineté, à 18 heures 30, Place Saint-Germain-des-Prés (Paris VIe) et à défiler sous la bannière « Traité de Lisbonne = Coup d’Etat » — seul insigne autorisé, le drapeau national.

Ce même jour des rassemblements semblables auront lieu dans plusieurs villes de province, notamment à Aubagne, Compiègne, Perpignan, Toulouse. Ces rassemblements pacifiques entrent dans le cadre des manifestations spontanées organisées à travers tout le pays à l’initiative d’Etienne Chouard sous l’enseigne commune des MOCRIE (manifestations obstinées contre le régime illégitime européen), auxquelles j’invite tous les électeurs du Non à participer.

La veille, mercredi 28 mai, à 16 heures 30, les députés souverainistes français au parlement européen, Patrick Louis et moi-même, accompagnés d’élus irlandais partisans du Non, organisent une conférence de presse au siège parisien du Parlement européen. Celle-ci sera suivie, à 19 heures, d’un pique-nique de soutien qui aura lieu devant l’ambassade d’Irlande, 12 avenue Foch, Paris XVIe (M° Charles-de-Gaulle)

3- Elu le 17 mai président du RIF, j’entends en faire un pont entre les souverainistes de tous horizons, notamment en vue de préparer des listes communes lors des élections européennes de juin 2009.

A ce sujet, le RIF condamnera les aventures solitaires, notamment celle dans laquelle semble s’engager Nicolas Dupont-Aignan qui, depuis plusieurs semaines déjà, annonce de son propre chef vouloir présenter dans 7 circonscriptions européennes des listes qu’il serait seul à parrainer, cela sans nullement chercher la concertation avec quiconque. Il estime que M. de Villiers a pourtant conquis dans ce type d’élection, après trois campagnes prometteuses (12,4% en 1994 ; 13,1 % en 1999 avec Charles Pasqua ; 6,9% en 2004) une légitimité incontestable. Il rappelle à M. Dupont-Aignan, comme aux militants de Debout la République, cette évidence physique et politique que, quiconque « déstabilise » le premier de cordée prend le risque de chuter le premier.

4- Dans l’immédiat, j’appelle tous les Français, connus ou inconnus, à signer le texte intitulé « Le traité illégitime de Lisbonne ne peut fonder aucun droit en France » [1] déjà signé par Jean Foyer, Pierre Lefranc, Pierre-Marie Gallois, Jean-Pierre Chevènement, Philippe de Villiers, Nicolas Dupont-Aignan, Patrick Louis, Maxime Gremetz, Jean-Paul Bled, Alain Bournazel, ainsi qu’une cinquantaine d’autres personnalités. Ce texte doit devenir une plate forme commune pour poursuivre la lutte contre la supranationalité qui, bafouant chaque jour la démocratie, enlève à la France et aux Français la pleine responsabilité d’eux-mêmes.

Paul-Marie COÛTEAUX
Rassemblement pour l’indépendance
et la souveraineté de la France

__________

[1] Le Peuple français a rejeté le 29 mai 2005 le projet de Constitution européenne. Ce même projet, sous la forme du traité de Lisbonne, a été ratifié dans le mépris du peuple et la trahison de l’indépendance nationale, avec l’approbation, au Parlement, de représentants non mandatés à cet effet. La souveraineté est inhérente à notre Nation ; nul représentant ne peut l’abolir. Or, le traité porte une atteinte mortelle à l’indépendance et à l’unité de la Nation. Il met fin à notre liberté chèrement acquise, et à notre faculté de décider de notre avenir. En validant la charte des droits fondamentaux, il mène au communautarisme, à l’inégalité des droits entre Français, et à la désintégration nationale. Illégitime, il est nul et non avenu, comme le seront les textes et jugements fondés sur lui. Les auteurs de cette forfaiture devront en répondre devant le peuple.

 

Contacts : 06 81 41 89 32 / 00 32 2 284 72 06

22.05.2008

La Vendée adhère à l'association « Jamais sans mon département »

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« Depuis des générations, les plaques minéralogiques sont un moyen pour les petits d'apprendre les départements et de connaître les différents coins de France. » : Photo Cédric Blondeel

Philippe de Villiers ne veut pas lâcher sa « vieille » plaque d'immatriculation. Il l'a encore fait savoir hier en annonçant que le Conseil général de la Vendée lutterait contre le projet du ministère de l'Intérieur.

C'est du foutage de gueule ! » Le président du Conseil général de la Vendée ne mâche pas ses mots pour qualifier le projet de nouveau système d'immatriculation des véhicules (SIV) qui doit s'appliquer le 1er janvier 2009. Celui-ci prévoit, à son grand regret, la disparition du numéro des départements sur les plaques minéralogiques.

 

« Une manière détournée et hypocrite »

Philippe de Villiers dénonce un projet qui exprime la volonté du gouvernement « de supprimer les départements, cela d'une manière détournée et hypocrite par le biais de la suppression des références départementales sur les routes de France. »

La possibilité d'ajouter en option le numéro de son département sur sa plaque ne représente, selon lui, qu'un coût supplémentaire par rapport aux plaques standards quand ce même numéro « sera illisible à plus d'1,50 m. »

Plus grave à l'entendre, « il y a le projet de transformer des individus en numéros statistiques. On est véritablement dans l'idée de Big Brother ! C'est un piétinement des repères et une uniformisation dangereuse. » Perdre le numéro sur la plaque reviendrait à rompre par ailleurs le dialogue « que je qualifie, poursuit Philippe de Villiers, d'affectif entre les Français. »

Les actions du Conseil général

Le Conseil général de la Vendée a décidé de se mobiliser pour faire barrage au projet. Cela se traduit par quatre mesures. L'assemblée départementale a voté à l'unanimité l'adhésion au collectif « Jamais sans mon département », créé par des parlementaires. « Un collectif, précise Philippe de Villiers, sans étiquette qui dépasse tous les clivages... Nous allons par cette poussée commune augmenter nos chances de faire reculer le ministère de l'Intérieur. »

Il est par ailleurs demandé « aux parlementaires vendéens de se prononcer sur le projet de suppression des numéros de département ». Les communes quant à elles recevront un courrier leur demandant que leur conseil municipal délibère pour demander le retrait du projet et que cette délibération soit envoyée au ministère de l'Intérieur.

Enfin, le Conseil général lance « un appel aux Vendéens pour qu'ils envoient un courrier ou un mail au Premier ministre pour montrer leur adhésion au maintien du numéro de département. »

Le fort ancrage départemental

En fervent défenseur de la Vendée, le président du Conseil général évoque les entreprises qui portent fièrement le mot « Vendée » dans leur dénomination (Cristal Vendée, Déramé Vendée,...). Elles seraient, selon lui, plus de 500 sur le département. Citant également pour l'exemple la marque de vêtements « 4-20-5 » ou encore le bateau PRB qui pour le Vendée Globe porte le numéro « 85 ». Des signes qui ne trompent pas...

Insistant sur l'attachement des Français à leur département, lesquels seraient selon des sondages nationaux, 70 % à vouloir conserver les plaques actuelles, Philippe de Villiers estime que l'ancrage est encore plus fort « dans les départements ruraux ». À l'instar de son département où 90 % des Vendéens tiennent à garder la même formule.

 

Cédric Blondeel

Presse-Océan

19.05.2008

Le conseil général de Vendée demande à Total de baisser le prix du gazole pour les pêcheurs

Le mouvement de colère des marins-pêcheurs contre le prix du gazole entre dans sa deuxième semaine. Les ports de Vendée sont toujours bloqués.

C'est dans ce contexte de crise ouverte entre la profession et l'Etat, que le président du Conseil Général de Vendée, Philippe de Villiers, vient d'envoyer une lettre au directeur général du groupe Total, Christophe de Margerie.

Une lettre en forme de SOS:

"Le bureau du conseil général de la Vendée m'a demandé, à l'unanimité, de vous adresser cette lettre pour vous signaler, comme vous le savez peut-être, que nos pêcheurs sont confrontés à des difficultés sans précédent, en raison de la hausse continue du prix du gazole, que rien ne semble pouvoir stopper et qui s'envole vers des sommets jamais atteints."

Dans cette lettre, le président du Conseil Général de Vendée rappelle au groupe Total la marée noire de l'Erika et parle des conséquents bénéfices que l'entreprise engendre, année après année.

En conclusion, Philippe de Villiers demande au groupe Total de "témoigner sa solidarité en baissant le prix du gazole vendu aux pêcheurs à un niveau acceptable afin qu'ils puissent vivre dignement de leur travail."

(source: Presse Océan)

16.05.2008

Le Conseil Général de la Vendée lance un plan Vendée sans OGM

La Vendée, qui est reconnue comme un département pilote pour la préservation de l'environnement, lance un plan pour devenir un département sans OGM.

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Il n'existe aucun consensus des scientifiques établissant que les OGM sont sans effet sur l'environnement et sur la santé des animaux et des hommes.

Dans la mesure où la loi, en raison de ses failles, n'offre aucune protection satisfaisante, la Vendée décide de prendre les choses en main, en prenant trois grandes mesures :

- Faire de la Vendée une zone-témoin et créer un label "Vendée sans OGM"
- La mise en place d'un contrôle scientifique par le Laboratoire de l'Environnement et de l'Alimentation de Vendée,
- Un nouveau programme d'aide en faveur de l'agriculture biologique en Vendée

Un label "Vendée sans OGM"

Le Département crée un label "Vendée sans OGM" qui pourra être apposé sur tout produit à chaque fois que son producteur le souhaitera et cela permettra une information positive des consommateurs.

Une commission de labellisation a été mise en place, composée du Conseil Général, des producteurs et des consommateurs. Elle délivrera le label à tout producteur qui le demande.

La mise en place d'un contrôle scientifique

Le Conseil Général a décidé de créer un laboratoire spécialisé dans le dépistage des OGM placé sous la responsabilité du Laboratoire Départemental. Ce nouveau Laboratoire, dénommé "Laboratoire de l'Environnement et de l'Alimentation en Vendée" sera le garant du label "Vendée sans OGM". Il opérera des analyses et des contrôles à la demande des producteurs, des réseaux de distribution, des associations de consommateurs, et du Département.

Un nouveau programme d'aide en faveur de l'agriculture biologique

L'agriculture biologique est aujourd'hui le mode d'agriculture le plus menacé par les OGM. Or, l'agriculture biologique répond à des enjeux environnementaux importants et à des attentes de plus en plus forte des consommateurs.

C'est la raison pour laquelle le Conseil Général souhaite faire de la Vendée une terre d'agriculture biologique en mettant en place cinq mesures :
- une aide au développement des superficies consacrées à l'agriculture biologique,
- un soutien aux exploitations agricoles existantes,
- le développement de la consommation de produits biologiques dans les collèges,
- une nouvelle impulsion aux marchés "bio"
- un travail pour mettre l'agriculture biologique au coeur des formations agricoles.


Faire de la Vendée une zone exempte d'OGM sera d'un grand intérêt scientifique. Cela permettra de mener des recherches comparatives avec des départements dont les élus ont accepté ces cultures, de façon à mesurer leur impact. Cela ne pourra que faire progresser la connaissance, qui est aujourd'hui si peu accomplie.

Lancement de l’année du Bénin par Philippe de Villiers et Moussa Okanla

Le Ministre des Affaires étrangères, de l'Intégration africaine, de la francophonie et des Béninois de l'Extérieur a été accueilli par le Président du Conseil Général, mercredi 14 mai.

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Une visite officielle qui illustre la qualité des relations entre le Département de la Vendée et le Bénin depuis plus de 16 ans

Une délégation béninoise, présidée par le ministre Moussa Okanla des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur, a été accueillie à l’Hôtel du Département mercredi 14 mai, par Philippe de Villiers, président du Conseil Général.

Cette visite officielle, qui illustre la qualité des relations qu’entretient le Département avec le Bénin depuis plus de 16 ans, a été l’occasion de lancer officiellement « l’Année du Bénin en Vendée ». Celle-ci sera marquée par de nombreuses manifestations qui se dérouleront à cheval sur 2008 et 2009, et notamment deux expositions exceptionnelles, l’une à l’Historial de la Vendée, aux Lucs-sur-Boulogne et l’autre dans les murs de l’Hôtel du Département.

« La coopération entre la Vendée et le Bénin est en tout point exceptionnelle, a souligné Joseph Loko, président de France-Bénin-Vendée. Les actions sont décidées au Bénin et les associations vendéennes répondent aux besoins exprimés par les Béninois. Nous travaillons discrètement, dans l’ombre… »

« À chaque besoin béninois, nous tentons de répondre avec une compétence vendéenne, précise Dominique Souchet, vice-président du Conseil général. Ce qui avait séduit le président du Bénin, lors de nos premières rencontres, c’est la réussite de notre département, en dépit de son caractère rural. Il avait souhaité que nous tentions d’acclimater nos recettes vendéennes, en particulier pour enrayer l’exode rural qui sévissait au Bénin. »

La coopération entre le Bénin et la Vendée s’est ainsi matérialisée, en particulier, par la création de maisons familiales rurales, par des centres de formation professionnelle, par des ateliers de réparation de motos, par la création d’une vingtaine de mutuelles de santé et bien d’autres structures médicales et sociales… Chaque action a permis d’apporter une pierre à l’édification de l’avenir du pays, dans l’idée de lui assurer son autonomie.

« Votre département est vert. Le peuple vendéen est un peuple travailleur, comme le peuple béninois, a salué Moussa Okanla. Je souhaite que notre coopération soit de plus en plus étroite». La visite de la délégation devrait aboutir à de nouvelles actions, notamment dans les domaines culturels et touristiques, pour lesquels l’expérience vendéenne pourrait s’avérer précieuse.

« La coopération entre la Vendée et le Bénin a ceci de particulier que c’est une coopération de visage à visage, fondée sur des liens profonds, a souligné Philippe de Villiers. Nous mesurons l’honneur que nous avons de recevoir le ministre des Affaires Étrangères du Bénin. C’est aussi une joie profonde et familiale. Nous allons profiter de cette courte visite pour lancer de nouveaux projets. »

09.05.2008

Café-politique à Nancy

Article paru dans l'Est-Républicain le 7 mai 2008

Café-politique, le MPF s'interroge

 


Alexandre Del Valle entouré de jeunes adhérents du Mouvement pour la France.

Les jeunes militants du Mouvement pour la France se sont réunis hier à Nancy.

« Turquie, quelle identité pour l'Europe ? », hier, à 18 h, un vent de patriotisme soufflait sur la brasserie Carnot-le-Couarail, à Nancy.
Les jeunes du Mouvement pour la France (MPF), mouvement créé en 1994 par Philippe de Villiers, ont remis au goût du jour la tradition du café politique.
Le concept est simple : un intervenant expose son point de vue sur un sujet politique précis avant de laisser place au débat d'idées.

Conférence et débat


Des tracts distribués au coin des rues, un courrier envoyé aux adhérents de leur parti, des invitations lancées sur « face book », Nathalie, François-Marie et Henri ont organisé leur première rencontre avec leurs sympathisants et leurs détracteurs avec un certain souci d'efficacité.
L'information diffusée un peu partout se voulait ironique. Sur un papier rectangulaire, le fac-similé d'une carte d'identité : prénom, Europe, nom, Des Nations, Taille, à discuter.
Pour leur grande première cette année, les jeunes du MPF ont invité Alexandre Del Valle chercheur en géopolitique et auteur de nombreux essais dont « La Turquie dans l'Europe, un cheval de Troie islamiste », paru aux éditions des Syrtes ou encore « Le Totalitarisme islamiste à l'assaut des démocraties ».
L'universitaire a traité de la question de l'identité européenne en choisissant un angle bien précis, celui de l'entrée possible de la Turquie au sein de l'Union.
Pour les jeunes du MPF, dont le parti fait, entre autres, campagne contre « L'islamisation de la France », l'analyse sans concession de la Turquie signée par Alexandre Del Valle, est censée apporter un complément d'information nécessaire à la bonne compréhension du problème.
Henri, un jeune sympathisant, est formel : « Beaucoup de gens sont contre l'entrée de la Turquie dans l'Europe, mais ne savent pas trop pourquoi. Cette conférence leur permettra d'avoir une meilleure visibilité politique. »

Pas les mêmes valeurs


Une meilleure visibilité politique, des mots pour parler d'une crainte, à chacun sa façon de voir les choses. L'auteur, lui, n'y va pas par quatre chemins : « La Turquie rejette tout ce qu'a fait l'Europe post-totalitaire. Le problème est essentiellement, en l'état actuel des choses, un problème de valeurs. »
Valeurs, une notion chère à Nathalie, François-Marie, et Henri, les trois étudiants nancéiens. Pour le MPF, parti issu du mouvement « combat pour les valeurs », la relève est donc assurée.
Magalie DELLE-VEDOVE

06.04.2008

Législative : la droite gagne en Vendée

Le candidat DVD soutenu par par le MPF et l'UMP Dominique Souchet a été élu député dès le premier tour aujourd'hui d'une élection législative partielle dans la 5e circonscription de Vendée, qui reste ainsi à droite. Ce proche du président MPF du conseil général de la Vendée, Philippe de Villiers, remporte le scrution avec 53,34% des voix contre 31,35% pour le candidat PS Daniel David. Le taux d'abstention s'est élevé à 57,38%.
Cinq candidats se présentaient à se scrutin destiné à remplacer Joël Sarlot (app. UMP), démis par le Conseil constitutionnel. Sandra Cappi (MoDem) a enregistré 7,45%, Philippe Terroire (DVG), 5,29%, et Jean-Marie Dieulangard (FN), 2,58% des voix.
Dominique Souchet avait présenté sa candidature comme "celle de l'indignation et de la continuité" en soutien à Sarlot, député depuis 1993 et élu dès le premier tour également le 10 juin 2007.
Lors de l'annonce de sa candidature, Souchet avait jugé "scandaleux" qu'une erreur "formelle mineure" ait valu au député d'être déclaré démissionnaire d'office par le Conseil constitutionnel le 7 février et inéligible pour un an. Sarlot avait vu son compte de campagne des législatives 2007 rejeté car il avait réglé lui-même des dépenses de campagne au lieu de passer par son mandataire financier.

04.04.2008

Municipales et cantonales 2008 - Etat des lieux pour le MPF

C’est le principal enseignement de ces élections cantonales et municipales : de scrutin en scrutin, la France vit au rythme d’un perpétuel mouvement de balancier qui balaie le pays tantôt à droite, tantôt à gauche, chaque nouvelle élection venant, sauf en de rares endroits,  contredire le résultat de la précédente.

Après moins d’un an, la vague rose succède ainsi à la vague bleue, le Président de la République subit un sérieux contrecoup et la gauche, sans pourtant rien avoir renouvelé de son discours ni de ses cadres, revient en force.

C’est Le Monde qui l’écrit dans son édition du 18 mars : « le villiérisme se sort plutôt bien de ces municipales ». Et avec lui, c’est un modèle de développement local qui est en train de s’exporter et de faire la preuve de son succès. A sa source, bien entendu, la Vendée. On ne présente plus le modèle vendéen et ses innombrables réussites. Et bonne nouvelle, ce modèle une nouvelle fois plébiscité par les Vendéens, a encore de beaux jours devant lui.

Le modèle vendéen, plus pertinent que jamais.
Alors que la moitié des conseillers généraux remettaient leur mandat en jeu, 12 membres de la majorité départementale ont été réélus dès le premier tour, avec un record à près de 80% pour Philippe de Villiers, tandis que 2 des 3 autres candidats de la majorité départementale en lice ont obtenu sans difficulté leur siège au deuxième tour. C’est ainsi toute l’équipe départementale qui se voit confortée dans son action au service des Vendéens. Sur le front des élections municipales, l’ensemble des élus MPF est réélu.

Le MPF étend son influence notamment dans le Vaucluse
Marie Claude Bompard devient maire de la ville de Bollène, dans le Vaucluse. Cette victoire est, avec la réélection dès le premier tour de Jacques Bompard à Orange, par ailleurs aussi réélu conseiller général, le signe d’une implantation de nos élus dans le Vaucluse.
Avec 61% Marie Christine Bignon garde sa mairie de Chauffailles et remporte le siège de Conseiller Général avec 60% contre un candidat UMP.
Dominique Malézieux est quant à lui réélu dans sa commune du Mériot dans l’Aube, et Gérard Pierre a mené sa liste à la victoire à Plouharnel dans le Morbihan.

Le MPF obtient aussi de nombreux élus dans les majorité de municipalité importante (Lyon, Nice, Nîmes, Béziers, Castres, Chartres, Saumur, Tarbes, Orléans, Beauvais, Compiègne, Saint Avold etc.), mais aussi dans des groupes d’opposition (Brest, Beaucaire, Vénissieux, Saint Claude, Loos, Mamers etc.)

Au final, le MPF compte près d’une trentaine d’élus dans les villes de plus de 5 000 habitants, et étend son réseau dans les zones rurales. Autant d’implantations qui permettront aux élus MPF, au plus proche du terrain, de faire la démonstration de leur capacité à mettre en œuvre une authentique politique au service de tous.

18.03.2008

Elections municipales 2008

Ces élections municipales ont été une fois de plus le théâtre d'affrontements politiques assez soutenus et la Meurthe et Moselle, comme tout département français, n'y a pas échappé.

Cependant le Mouvement pour la France se réjouit de pouvoir féliciter Madame Gisèle Macron de son élection au Conseil municipal de Laxou.

Nous ne doutons pas qu'elle saura mettre en application les valeurs fondamentales qui sont les nôtres à l'occasion de l'exercice de son mandat.

Le Mouvement pour la France ne peut cependant passer sous silence les propos qui ont été ceux du candidat du parti socialiste. Il n'est pas acceptable d'imputer au MPF des discours racistes et xénophobes. De tels propos n'honorent pas leurs auteurs et, sans préjudice des éventuelles qualifications pénales,  traduisent une conception bien triste de la politique de la part de ceux qui les tiennent.

A l'avenir, nous espérons que le débat politique laxovien ne se résumera pas à des réglements de compte politiques par sites interposés, mettant en cause de façon non seulement injuste mais surtout infondée quelque parti politique que ce soit.

 

Car telle n'est pas notre acception de la vie politique, qui se doit avant tout d'être au service des idées pour qu'ensemble nous fassions avancer et respecter la France. 

11.03.2008

Municipales et cantonales 2008

1896813194.jpgRéaction de Philippe de Villiers

 

Le président du Mouvement pour la France Philippe de Villiers a déclaré dimanche à l'AFP que les premiers résultats des élections cantonales et municipales montraient que "l'ouverture à gauche n'(était) pas un sésame de victoire", en prenant appui sur ses propres bons résultats en Vendée.
"Tous les candidats du MPF en Vendée sont en très bonne position ou largement réélus (...) Le résultat de la Vendée va à l'inverse du résultat national. L'ouverture à gauche n'est pas forcément le sésame de la victoire", a déclaré M. de Villiers à l'AFP.
Philippe de Villiers a été lui-même réélu au premier tour dans son canton de Vendée, avec un score de 79,2% des voix, en nette progression par rapport au scrutin de 2001.
Le président du MPF a indiqué qu'il voulait à nouveau faire entendre sa voix au plan national, après le silence qu'il a observé depuis la présidentielle de 2007.
"C'était très important pour moi de fortifier ma majorité" en Vendée, mais "j'ai bien l'intention de me préoccuper des problèmes du pays entier", a-t-il dit.
Le MPF se réjouit par ailleurs de la réélection dès le premier tour à Orange du maire sortant Jacques Bompard avec 61% des voix.

08.02.2008

Philippe de Villiers dénonce l’imposture qui se déroulera aujourd’hui à Versailles

                               79d41e523009e522c59cae3062b9347a.jpgPhilippe de Villiers, Président du Mouvement Pour la France, dénonce l’imposture qui se déroulera aujourd’hui à Versailles, lors du Congrès et rejette fermement cette opération de recyclage de la Constitution européenne.

Le peuple va assister impuissant, au retour en catimini de la copie conforme du texte rejeté en 2005 par 55% des Français.

Pour décider de son avenir et du destin de la France, le peuple français n’aura pas droit à la parole mais simplement au mépris de ses dirigeants.

Aujourd’hui 4 février, dans le confort et les dorures de Versailles, les technocrates du Oui vont savourer leur revanche sur l’immense majorité du peuple Français qui a voté Non.

Les parlementaires MPF voteront cet après midi Non à la modification de la Constitution permettant la ratification du traité de Lisbonne.

Puisque la parole n’a pas été donnée au peuple, les élections européennes tiendront lieu de référendum et verront le MPF présenter 7 listes dans les 7 grandes régions de France.

4 janvier 2008

26.01.2008

NON C'EST NON (suite...)

Lundi 4 février, jour où les parlementaires se coucheront à Versailles pour modifier la Constitution nationale et se conformer au prétendu « mini-traité européen », le mensuel des souverainistes L’Indépendance (directeur : Paul-Marie Coûteaux) et le comité national Non C’est Non appellent à un large rassemblement des Non de tous les horizons contre la trahison de la démocratie et de la nation.

 

Nous nous rassemblerons à Versailles, avenue de Sceaux - le long des petites écuries – (à proximité de la Place d’Armes) à 15 heures.

 

Le suffrage universel est bafoué ! Rassemblons-nous face au coup d’Etat de Sarkosy !

 

Contacts : 06 81 41 89 32 / 06 75 61 95 83 / 0032 2 284 72 06

03.01.2008

Meilleurs voeux

Au seuil de cette nouvelle année, le MPF 54 tient à vous présenter ses voeux d'heureuse et sainte année 2008.

Que cette année soit pour vous et pour la France une année d'Espérance et de Joie.

Une nouvelle année c'est aussi pour chacun d'entre nous, des nouveaux défis parfois même des nouveaux combats, en somme de nouvelles actions.

Cette année encore, le Mouvement pour la France en Meurthe et Moselle sera au rendez-vous pour défendre ses convictions, vos convictions et permettre à la France d'avancer.

A nouveau, meilleurs voeux pour cette année 2008. 

 

 

 

23.12.2007

Ces chrétiens qu'on persécute

Thomas Grimaux, le 21-12-2007

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Dans un nombre croissant de pays, le simple fait d’être chrétien peut valoir l’exil forcé ou la mort. Les défenseurs patentés des droits de l’homme ont souvent tendance à l’oublier.

Une série d’événements importants prouvent cette année que le Vatican n’est plus seul à aborder la question de la survie des chrétiens et à dénoncer leur persécution, souvent systématique, dans les chrétientés d’Orient et d’Asie. En juin, Doudou Diène, le rapporteur des Nations unies sur les formes actuelles de discrimination, tirait officiellement la sonnette d’alarme : « Il y a actuellement une résurgence de cette christianophobie qui, paradoxalement, a été ignorée dans les débats internationaux. » Le Collège de France venait lui-même d’accueillir un colloque dont l’intitulé, très universitaire – “Chrétiens du monde arabe : héritage et avenir” –, signalait un constat lucide, invitant à une réflexion sur ce thème.

Le 15 novembre, c’était au tour du Parlement européen de constater « la multiplication d’épisodes d’intolérance et de répression vis-à-vis des communautés chrétiennes ». Les députés européens adoptaient ce jour-là une résolution sur « de graves événements compromettant [leur] existence ». Le lendemain, un colloque international, placé sous le parrainage du ministère français des Affaires étrangères, posait cette question en forme d’alerte : “Quel avenir pour les chrétiens d’Orient ?”

Après les récents assassinats de pasteurs chrétiens en Turquie (lire page 44) et le procès stalinien du père Ly au Viêtnam, les insultes antichrétiennes hebdomadaires du président vénézuélien Hugo Chávez, le bombardement du sanctuaire marial de Madhu au Sri Lanka, les vexations subies­ dans tant d’autres pays musulmans, hindouistes ou bouddhistes (notre carte), le monde commence à s’inquiéter du sort des chrétiens, plus particulièrement là où ils sont le plus menacés : en Asie, au Proche et au Moyen-Orient.

Pour Régis Debray, qui s’exprime ce mois-ci dans le Monde des religions, il ne s’agit pas « seulement de tirer un signal d’alarme mais d’affronter, yeux ouverts, un problème essentiel de civilisation ». Le philosophe et médiologue est formel : « La question des minorités va s’imposer à nous comme la grande question du siècle. »

L’Onu et l’Union européenne en ont déjà pris acte : les persécutions actuelles sont nouvelles dans leur essence car les persécuteurs sont des partis, des gouvernements ou des nébuleuses terroristes mettant en application des théories globales. Il ne s’agit plus d’individus isolés – un dictateur fou comme Néron ou un “paumé” en Belgique qui égorge le père De Leener en juin 2005 – mais d’initiatives coordonnées appliquant des programmes réfléchis. Les actes sont voulus, prémédités. Ils s’inscrivent dans une stratégie délibérée et cohérente.

On le vérifie dans les trois sources principales du nouvel antichristianisme que sont l’islamisme, les fondamentalismes hindouistes et bouddhistes, le communisme. Le phé­­no­mène fondamentaliste musulman est depuis quelques années la principale source de ces nouvelles persécutions. Pour comprendre sa haine radicale du “croisé”, il suffit de lire les programmes des mouvements les plus en vue, quelle que soit l’aire culturelle ou ethnique dans laquelle il s’exprime.

Dans de nombreux pays, la simple lecture de la constitution – établie sur la charia, la loi islamique – est édifiante. L’Arabie Saoudite est le cas le plus typique. Le culte catholique y est interdit aux centaines de milliers de chrétiens qui travaillent dans le pays. Ils ne peuvent même pas se réunir chez eux, pour une simple prière ! Dans le nord du Nigeria, en Afghanistan, au Pakistan, en Indonésie, en Malaisie, mais aussi en Algérie, depuis la loi “anticonversion” de mars 2006, la situation est quasi identique.

En Turquie, tout élève qui parle en classe du génocide arménien de 1915 est passible d’une punition. L’Église catholique turque demande sa reconnaissance officielle depuis 1970. En vain jusqu’à aujourd’hui. Pour faire bonne mesure, le gouvernement a confisqué, depuis 2002, les trois quarts des propriétés du patriarcat œcuménique.

L’église du Saint-Sauveur de Pristina transformée en toilettes publiques

Au Turkménistan, les rares prêtres présents doivent exercer leur ministère en faveur des seuls ressortissants étrangers. Au Bangladesh, la minorité chrétienne se garde bien de célébrer Noël, faute de protection policière. Au Kosovo, placé sous la tutelle officielle de l’Otan et de l’Onu, plus de cent cinquante églises et couvents ont été détruits depuis 1999. À Pristina, la capitale de la province, l’église du Christ-Sauveur a été transformée en toilettes publiques. Même dans les paisibles et séduisantes Maldives, les dirigeants doivent être obli­gatoirement musulmans sunnites. Le culte catholique y est prohibé.

Ces pays d’islam ont développé une pensée structurée, à la fois philosophique et théologique, qui promeut la soumission ou l’élimination de fait, puis de droit, du christianisme. Le processus est toujours le même, afin d’instaurer un sentiment d’insécurité permanente : insultes, calomnies (comme dans les manuels scolaires égyptiens ou les BD du Hamas), crachats au passage du chrétien, menaces.

À Diyarbakir, la grande ville du sud-est de la Turquie, le principal imam a pu clamer dans un de ses prêches, sans apparemment choquer les autorités : « Les transferts d’organes sont licites sauf pour les prostituées, les drogués et les chrétiens. » Progressivement, la pression est telle que les jeunes filles chrétiennes se voient contraintes à porter le voile. Cela se vérifie depuis quelques années au Liban ou en Palestine.

Les enlèvements de prêtres ou de simples fidèles se sont multipliés aux Philippines et en Irak, à la faveur d’une campagne de terreur. « Les chrétiens sont poussés à l’exil pour fuir la violence de groupes fondamentalistes », constatait le 20 novembre le Secrétariat général du synode des évêques d’Asie.

Mgr Giovanni Lajolo, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États, déplore la situation particulièrement douloureuse des chrétiens au Moyen-Orient : « La proportion des catholiques a été divisée par dix en Iran depuis 1973 et ne représente plus que 0,01 % de la population totale. Sur la même période, elle a été réduite de deux tiers en Irak, passant de 2,6 % à 1 %. En Syrie, les catholiques ne constituent plus que 1,9 % de la population contre 2,8 % en 1973. Enfin, en Israël et en Palestine, elle a été presque divisée par deux, passant de 1,9 % à 1 %. »

Ces départs affaiblissent les communautés chrétiennes et réduisent la liberté d’action de l’Église : « La carence de liberté religieuse se manifeste en particulier par des entraves à la communication entre communautés de fidèles et évêques, entre les évêques et le pape, l’interdiction de créer une conférence épiscopale ou l’obtention des visas pour les agents pastoraux, la limitation de la construction d’églises ou encore l’écartement de la vie publique. » Le catalogue des persécutions sanglantes en terre d’islam est un long martyrologe. Trop souvent, il semble laisser indifférent les défenseurs patentés des droits de l’homme.

Le fondamentalisme hindouiste inspire pour sa part des partis politiques importants comme le BJP (Bharatiya Janata Party fondé en 1980), très puissant dans certains États du sous-continent indien (Arunachal Pradesh, Orissa, Madhya Pradesh, Chhattisgarh…). Selon leur résultat électoral, ces partis exercent une forte influence sur les gouvernements locaux ou ils participent directement au pouvoir politique.

Leur idéologie vise la restauration de la “pureté ori