10 septembre 2007

Hommage à une petite fille engagée

Un professeur demande à ses élèves d'écrire un poème sur l'injustice.

Poème de Maylis (14 ans) : J’étais dans le ventre de maman

J’étais bien dans le ventre de maman
J’allais naître dans moins d’un an
Il paraît que j’avais une maladie
Qui s’appelait trisomie.

C’est pourquoi un soir
Maman s’est levée dans le noir
Elle a appelé le docteur
Et a décidé que je meure.

Cette affreuse décision
Ne s’était pas prise sans pression
Toutes ces espèces de féministes
Rêvant d’un monde idéaliste

Prônent les droits des mamans
Et détruisent ceux des tout petits enfants
On dit que les avortements
Sont des libertés pour les gens

Mais moi je sentais bien ma mère
Verser des torrents de larmes amères
De mes petits poings je tambourinais
Le ventre auquel on voulait m’arracher

Vint le moment de l’IVG
J’allais mourir, je le savais
C’est alors que l’on m’injecta
Un produit qui m’empoisonna

Ce liquide m’étouffait
J’étais en train d’agoniser
Puis un tuyau vint m’aspirer
Comme un vulgaire déchet
On a dit à maman que je ne sentais rien
Puisque je n’étais pas encore un être humain
Un jour viendra où tous les hommes comprendront
Que les bébés sont des humains dès leur conception

L’accouchement terminé
Les nouveau-nés peuvent enfin pousser
Ce cri qui signifie :
Merci papa, merci maman de m’avoir laissé la vie !

Maylis

Commentaire du professeur

"Ne t’imagine pas tout savoir. Un embryon n’a pas d’esprit. La mère de famille si ! Condamner toute une famille à l'’enfer pour que vive un être qui n’est pas encore humain, cela se discute. Tu es libre(heureusement) d’avoir ton opinion sur la question mais tu n’as pas le droit de condamner les autres de penser autrement que toi".

Commentaires

J'ai tenu tout personnellement à diffuser ce petit poème et le commentaire assassin ( et le mot n'est pas exagéré) du professeur-correcteur.

De nombreux blogs l'avaient déjà diffusé, mais on ne lira jamais assez.

Merci à cette petite fille pour la justesse de son propos.

Honte à ce professeur, défenseur de la culture de la mort.

" La bien-pensance finira par avoir raison de la pensée ".

Ecrit par : Loïc | 10 septembre 2007

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