14 janvier 2009
Jacques Bompard répond à la désinformation

Communiqué de presse de Jacques Bompard du 13 janvier 2009
Orange, le 13 janvier 2009
Communiqué de presse
Aujourd’hui, mardi 13 janvier, je tiens à faire le point sur l’affaire qui m’a valu, ainsi que mon épouse, d’être entendus hier par la brigade financière.
1 – Contrairement à ce qu’a pu prétendre une certaine presse, je n’ai pas été mis en examen, ni mon épouse. Il n’y a pas également de « poursuites contre le couple Bompard pour des prises illégales d’intérêt » comme une télévision a pu le dire.
2 – Contrairement à ce qui a pu être dit ou écrit, nous n’avons pas « passé la nuit à la police ». Mon épouse a terminé son entretien vers 18 h, moi vers 21 h 30.
3 – Contrairement à ce qui a été affirmé par une radio, le terrain que j’ai acheté n’était pas un terrain communal mais un terrain privé.
4 – J’ai été interrogé sur de nombreux points. Certains d’entre eux concernaient ma campagne électorale des Législatives de 2007. Il semble que le député Mariani ait porté plainte dans le cadre d’un contentieux électoral, ce que j’ignorais jusqu’à hier. Il me serait reproché, notamment, d’avoir laissé publier dans le journal municipal d’Orange, un article sur la police municipale qui aurait soi-disant fait ma promotion. On m’a aussi questionné à propos de ma carte de vœux à certains Orangeois en 2007.
Bref, comme on le voit, il s’agit de points dérisoires, qui valaient bien la peine d’alerter la France entière. Mais surtout, je m’étonne qu’un dossier qui relève seulement du contentieux électoral se retrouve entre les mains d’un juge d’instruction qui instruit au pénal.
5 – J’ai également été interrogé sur un terrain vendu par la commune à mon gendre. Or, il se trouve que cette vente est passée en délibération lors d’un conseil municipal, et donc a été soumise au contrôle de légalité du Préfet, lequel n’a jamais fait la moindre observation. Il se trouve également que cette vente avait fait l’objet d’une publicité auprès de plusieurs agences immobilières. Il s’agit donc d’une vente publique. Enfin, il se trouve que le prix de vente était supérieur à l’estimation des services de l’Etat. Bref, tout est parfaitement normal.
6 – Toutes les pièces demandées par les enquêteurs étaient des pièces publiques, qui pour la plupart sont en Préfecture. Au demeurant, les enquêteurs étaient déjà en possession de ces pièces.
7 – Je rappelle que le dénonciateur qui est à l’origine de l’action de la brigade financière a été assesseur UMP du député Mariani lors des Législatives de 2007.
Pour conclure, je note que le député Mariani n’a pas pu retenir sa joie de voir son adversaire politique que je suis mis en difficulté (et de quelle manière puisque je n’étais pas encore sorti de ma voiture en arrivant à la brigade financière qu’un photographe de presse m’attendait de pied ferme). Dans ses déclarations à la presse publiées ce matin, Thierry Mariani me reproche d’avoir acheté un terrain à Orange. Il affirme que lui s’est bien gardé de faire la même chose quand il était maire de Valréas. Je lui répondrai que c’est dommage pour lui qu’il n’ait pas eu confiance en sa ville au point d’y investir. Mais, je ne vois pas pourquoi, moi maire d’Orange, je serais le seul Orangeois à ne pas pouvoir acheter un terrain dans une ville en plein développement.
Par ailleurs, je dirai que je préfère investir mes économies à Orange ou en France plutôt que de placer mon argent dans un coffre en Suisse ou dans des affaires en Russie.
Jacques Bompard
Maire d’Orange
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