22 mai 2008
La Vendée adhère à l'association « Jamais sans mon département »

« Depuis des générations, les plaques minéralogiques sont un moyen pour les petits d'apprendre les départements et de connaître les différents coins de France. » : Photo Cédric Blondeel
Philippe de Villiers ne veut pas lâcher sa « vieille » plaque d'immatriculation. Il l'a encore fait savoir hier en annonçant que le Conseil général de la Vendée lutterait contre le projet du ministère de l'Intérieur.
« Une manière détournée et hypocrite »
Philippe de Villiers dénonce un projet qui exprime la volonté du gouvernement « de supprimer les départements, cela d'une manière détournée et hypocrite par le biais de la suppression des références départementales sur les routes de France. »
La possibilité d'ajouter en option le numéro de son département sur sa plaque ne représente, selon lui, qu'un coût supplémentaire par rapport aux plaques standards quand ce même numéro « sera illisible à plus d'1,50 m. »
Plus grave à l'entendre, « il y a le projet de transformer des individus en numéros statistiques. On est véritablement dans l'idée de Big Brother ! C'est un piétinement des repères et une uniformisation dangereuse. » Perdre le numéro sur la plaque reviendrait à rompre par ailleurs le dialogue « que je qualifie, poursuit Philippe de Villiers, d'affectif entre les Français. »
Les actions du Conseil général
Le Conseil général de la Vendée a décidé de se mobiliser pour faire barrage au projet. Cela se traduit par quatre mesures. L'assemblée départementale a voté à l'unanimité l'adhésion au collectif « Jamais sans mon département », créé par des parlementaires. « Un collectif, précise Philippe de Villiers, sans étiquette qui dépasse tous les clivages... Nous allons par cette poussée commune augmenter nos chances de faire reculer le ministère de l'Intérieur. »
Il est par ailleurs demandé « aux parlementaires vendéens de se prononcer sur le projet de suppression des numéros de département ». Les communes quant à elles recevront un courrier leur demandant que leur conseil municipal délibère pour demander le retrait du projet et que cette délibération soit envoyée au ministère de l'Intérieur.
Enfin, le Conseil général lance « un appel aux Vendéens pour qu'ils envoient un courrier ou un mail au Premier ministre pour montrer leur adhésion au maintien du numéro de département. »
Le fort ancrage départemental
En fervent défenseur de la Vendée, le président du Conseil général évoque les entreprises qui portent fièrement le mot « Vendée » dans leur dénomination (Cristal Vendée, Déramé Vendée,...). Elles seraient, selon lui, plus de 500 sur le département. Citant également pour l'exemple la marque de vêtements « 4-20-5 » ou encore le bateau PRB qui pour le Vendée Globe porte le numéro « 85 ». Des signes qui ne trompent pas...
Insistant sur l'attachement des Français à leur département, lesquels seraient selon des sondages nationaux, 70 % à vouloir conserver les plaques actuelles, Philippe de Villiers estime que l'ancrage est encore plus fort « dans les départements ruraux ». À l'instar de son département où 90 % des Vendéens tiennent à garder la même formule.
Cédric Blondeel
16:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19 mai 2008
Le conseil général de Vendée demande à Total de baisser le prix du gazole pour les pêcheurs
Le mouvement de colère des marins-pêcheurs contre le prix du gazole entre dans sa deuxième semaine. Les ports de Vendée sont toujours bloqués.
C'est dans ce contexte de crise ouverte entre la profession et l'Etat, que le président du Conseil Général de Vendée, Philippe de Villiers, vient d'envoyer une lettre au directeur général du groupe Total, Christophe de Margerie.
Une lettre en forme de SOS:
"Le bureau du conseil général de la Vendée m'a demandé, à l'unanimité, de vous adresser cette lettre pour vous signaler, comme vous le savez peut-être, que nos pêcheurs sont confrontés à des difficultés sans précédent, en raison de la hausse continue du prix du gazole, que rien ne semble pouvoir stopper et qui s'envole vers des sommets jamais atteints."
Dans cette lettre, le président du Conseil Général de Vendée rappelle au groupe Total la marée noire de l'Erika et parle des conséquents bénéfices que l'entreprise engendre, année après année.
En conclusion, Philippe de Villiers demande au groupe Total de "témoigner sa solidarité en baissant le prix du gazole vendu aux pêcheurs à un niveau acceptable afin qu'ils puissent vivre dignement de leur travail."
(source: Presse Océan)
16:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 mai 2008
Le Conseil Général de la Vendée lance un plan Vendée sans OGM
La Vendée, qui est reconnue comme un département pilote pour la préservation de l'environnement, lance un plan pour devenir un département sans OGM.

Il n'existe aucun consensus des scientifiques établissant que les OGM sont sans effet sur l'environnement et sur la santé des animaux et des hommes.
Dans la mesure où la loi, en raison de ses failles, n'offre aucune protection satisfaisante, la Vendée décide de prendre les choses en main, en prenant trois grandes mesures :
- Faire de la Vendée une zone-témoin et créer un label "Vendée sans OGM"
- La mise en place d'un contrôle scientifique par le Laboratoire de l'Environnement et de l'Alimentation de Vendée,
- Un nouveau programme d'aide en faveur de l'agriculture biologique en Vendée
Un label "Vendée sans OGM"
Le Département crée un label "Vendée sans OGM" qui pourra être apposé sur tout produit à chaque fois que son producteur le souhaitera et cela permettra une information positive des consommateurs.
Une commission de labellisation a été mise en place, composée du Conseil Général, des producteurs et des consommateurs. Elle délivrera le label à tout producteur qui le demande.
La mise en place d'un contrôle scientifique
Le Conseil Général a décidé de créer un laboratoire spécialisé dans le dépistage des OGM placé sous la responsabilité du Laboratoire Départemental. Ce nouveau Laboratoire, dénommé "Laboratoire de l'Environnement et de l'Alimentation en Vendée" sera le garant du label "Vendée sans OGM". Il opérera des analyses et des contrôles à la demande des producteurs, des réseaux de distribution, des associations de consommateurs, et du Département.
Un nouveau programme d'aide en faveur de l'agriculture biologique
L'agriculture biologique est aujourd'hui le mode d'agriculture le plus menacé par les OGM. Or, l'agriculture biologique répond à des enjeux environnementaux importants et à des attentes de plus en plus forte des consommateurs.
C'est la raison pour laquelle le Conseil Général souhaite faire de la Vendée une terre d'agriculture biologique en mettant en place cinq mesures :
- une aide au développement des superficies consacrées à l'agriculture biologique,
- un soutien aux exploitations agricoles existantes,
- le développement de la consommation de produits biologiques dans les collèges,
- une nouvelle impulsion aux marchés "bio"
- un travail pour mettre l'agriculture biologique au coeur des formations agricoles.
Faire de la Vendée une zone exempte d'OGM sera d'un grand intérêt scientifique. Cela permettra de mener des recherches comparatives avec des départements dont les élus ont accepté ces cultures, de façon à mesurer leur impact. Cela ne pourra que faire progresser la connaissance, qui est aujourd'hui si peu accomplie.
17:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


