09 mars 2009

Villiers et Nihous pour un «protectionnisme européen»

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Philippe de Villiers sera têtede liste dans la circonscription Ouest, qui regroupe les Régions Bretagne, Pays de la Loireet Poitou-Charentes. Crédits photo : Le Figaro

L'accord entre le Mouvement pour la France et les chasseurs de CPNT a été scellé samedi.

Philippe de Villiers et les chasseurs présenteront bien des listes communes aux européennes sous la bannière de Libertas, le parti de l'Irlandais Declan Ganley. Les cadres du Mouvement pour la France, que préside le créateur du Puy-du-Fou, ont entériné cet accord électoral lors du conseil national qui s'est déroulé samedi à Paris. Leurs homologues de Chasse, Pêche, Nature, Traditions (CPNT) avaient déjà approuvé cette alliance le 28 février.

Villiers sera tête de liste dans la circonscription Ouest, qui regroupe les Régions Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes. Frédéric Nihous, président de CPNT et lui aussi candidat à la présidentielle de 2007, devrait diriger la liste dans la circonscription Nord-Ouest, qui réunit les deux Régions Normandie, le Nord - Pas-de-Calais et la Picardie. Le directeur de la campagne de Libertas en France, Jérôme Rivière, ancien député UMP-CNI des Alpes-Maritimes, devrait être tête de liste en Ile-de-France.

 

Formules chocs

 

Declan Ganley, Philippe de Villiers et le président de CPNT lanceront leur campagne mercredi en tenant une conférence de presse commune à Paris.

Villiers veut croire que la crise financière va permettre aux thèmes souverainistes - en particulier le «protectionnisme européen» - de rencontrer un large écho. «Il n'y a pas de mondialisation heureuse», a-t-il plaidé samedi devant les cadres de son parti. «Depuis vingt ans, on nous a dit qu'il fallait démanteler les frontières et les barrières, a argumenté l'élu vendéen. On voit aujourd'hui le résultat.» Ses proches et lui travaillent sur les formules chocs - «l'Europe protection», «l'Europe qui me défend», «la digue sociale» - susceptibles de fournir de bons slogans de campagne. Et, surtout, Villiers espère que les listes Libertas pourront capter le mécontentement de l'aile droite de l'électorat UMP, évident à ses yeux.

Le Vendéen pourra-t-il éviter de voir ses thèmes de prédilection repris à son compte par l'hôte de l'Élysée si celui-ci en fait le choix ? Déjà, pendant la présidentielle de 2007, Villiers, alors candidat et en concurrence avec Nicolas Sarkozy, s'était vécu comme un patron de PME plagié par une multinationale. Mais il veut croire aujourd'hui que «la désignation de Michel Barnier, euroenthousiaste entre tous, pour diriger la campagne de l'UMP aux européennes nous ouvre un boulevard».

08 mars 2009

Patrick Louis rencontre Vaclav Klaus

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Les 3 et 4 mars avait lieu à Prague la réunion du bureau du groupe IND/DEM, groupe de parlementaires européens dont Patrick Louis est l'un des membres éminents. Le Secrétaire général du MPF, accompagné de sept autres députés du groupe,  a recontré Vaclav Klaus pendant un long moment.  

Au cours de cet entretien, M Klaus a encouragé tous les partisans d'une Europe vraiment démocratique à surmonter leurs différences et à s'unir pour gagner les élections du 7 juin.

"Que tous ceux qui veulent changer l'Europe, d'où qu'ils viennent, se rassemblent sous la bannière de Libertas pour que la majorité change au Parlement européen. Une fois que nous aurons gagné tous ensemble, nous stopperons le Traité de Lisbonne. Alors seulement viendra le moment de parler de nos différences. C'est bien l'Europe des démocraties respectueuse des différences que les peuples attendent."


14 janvier 2009

Jacques Bompard répond à la désinformation

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Communiqué de presse de Jacques Bompard du 13 janvier 2009

Orange, le 13 janvier 2009
Communiqué de presse

Aujourd’hui, mardi 13 janvier, je tiens à faire le point sur l’affaire qui m’a valu, ainsi que mon épouse, d’être entendus hier par la brigade financière.

1 – Contrairement à ce qu’a pu prétendre une certaine presse, je n’ai pas été mis en examen, ni mon épouse. Il n’y a pas également de « poursuites contre le couple Bompard pour des prises illégales d’intérêt » comme une télévision a pu le dire.

2 – Contrairement à ce qui a pu être dit ou écrit, nous n’avons pas « passé la nuit à la police ». Mon épouse a terminé son entretien vers 18 h, moi vers 21 h 30.

3 – Contrairement à ce qui a été affirmé par une radio, le terrain que j’ai acheté n’était pas un terrain communal mais un terrain privé.

4 – J’ai été interrogé sur de nombreux points. Certains d’entre eux concernaient ma campagne électorale des Législatives de 2007. Il semble que le député Mariani ait porté plainte dans le cadre d’un contentieux électoral, ce que j’ignorais jusqu’à hier. Il me serait reproché, notamment, d’avoir laissé publier dans le journal municipal d’Orange, un article sur la police municipale qui aurait soi-disant fait ma promotion. On m’a aussi questionné à propos de ma carte de vœux à certains Orangeois en 2007.

Bref, comme on le voit, il s’agit de points dérisoires, qui valaient bien la peine d’alerter la France entière. Mais surtout, je m’étonne qu’un dossier qui relève seulement du contentieux électoral se retrouve entre les mains d’un juge d’instruction qui instruit au pénal.

5 – J’ai également été interrogé sur un terrain vendu par la commune à mon gendre. Or, il se trouve que cette vente est passée en délibération lors d’un conseil municipal, et donc a été soumise au contrôle de légalité du Préfet, lequel n’a jamais fait la moindre observation. Il se trouve également que cette vente avait fait l’objet d’une publicité auprès de plusieurs agences immobilières. Il s’agit donc d’une vente publique. Enfin, il se trouve que le prix de vente était supérieur à l’estimation des services de l’Etat. Bref, tout est parfaitement normal.

6 – Toutes les pièces demandées par les enquêteurs étaient des pièces publiques, qui pour la plupart sont en Préfecture. Au demeurant, les enquêteurs étaient déjà en possession de ces pièces.

7 – Je rappelle que le dénonciateur qui est à l’origine de l’action de la brigade financière a été assesseur UMP du député Mariani lors des Législatives de 2007.

Pour conclure, je note que le député Mariani n’a pas pu retenir sa joie de voir son adversaire politique que je suis mis en difficulté (et de quelle manière puisque je n’étais pas encore sorti de ma voiture en arrivant à la brigade financière qu’un photographe de presse m’attendait de pied ferme). Dans ses déclarations à la presse publiées ce matin, Thierry Mariani me reproche d’avoir acheté un terrain à Orange. Il affirme que lui s’est bien gardé de faire la même chose quand il était maire de Valréas. Je lui répondrai que c’est dommage pour lui qu’il n’ait pas eu confiance en sa ville au point d’y investir. Mais, je ne vois pas pourquoi, moi maire d’Orange, je serais le seul Orangeois à ne pas pouvoir acheter un terrain dans une ville en plein développement.

Par ailleurs, je dirai que je préfère investir mes économies à Orange ou en France plutôt que de placer mon argent dans un coffre en Suisse ou dans des affaires en Russie.

Jacques Bompard
Maire d’Orange